Camille de Cussac

Diplômée de l’Ecole de Condé en 2015, mention du jury en prime, Camille de Cussac est une jeune dessinatrice parisienne.
Elle fait partie du collectif Jaune Cochon, fondé avec ses camarades de promotion qui s’est établit dans le quartier de la Butte aux Cailles.

Le travail de Camille de Cussac repose sur trois éléments fondateurs : des feutres aux couleurs vives, une feuille blanche et un sens de l’observation aiguisé.
L’artiste nous emmène constamment en voyages qu’il soit gustatif, vestimentaire, culturel, géographique et même linguistique. 
En plus d’un code couleur inventé par ses soins dont la vivacité  anime ses personnages, Camille de Cussac officie toujours avec un certain humour ou second degré.

En 2016, elle publie son premier ouvrage jeunesse, aux éditions Marcel & Joachim. Une reprise du célèbre conte du petit Chaperon Rouge mais à la sauce belge, Jupiler et frites comprises. La même année elle auto-édite le fanzine USA avec Camille Chapuis, elle aussi membre du collectif Jaune Cochon, où elles documentent à quatre mains leur récent voyage aux Etats-Unis.

La série Redites-moi des choses tendres, édité chez 476 vous propose un voyage express des insultes qui fleurissent autour de la planète, histoire de se renouveler un peu.

(texte © Malina Cimino)


Louise Duneton

Née en 1987, Louise Duneton est dessinatrice et auteure, diplômée de l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2011.
Depuis, elle s’est installée à Paris où elle mène de nombreux projets, seule ou à plusieurs. On la retrouve au sein du collectif d'illustration et d'édition Dessins de Fesses ainsi que dans le lieu d’exposition 22RUEMULLER et sa maison d’édition 22PUBLICATIONS.

Louise Duneton est adepte de la peinture sinueuse qui coule plus qu'elle ne se fige. Sa peinture relève d’une forme d’obsession du vivant. Elle est comme traversée par une rivière perpétuelle, où les hasards de la stagnation de l’eau créent des carnations à ses personnages ou de nouveaux horizons à ses paysages. Un trait léger qu’elle met tantôt au service de l’édition jeunesse ou encore de la presse et de commandes. 
En 2016, Louise Duneton sort son premier ouvrage Trois contes, qui reprend trois contes de notre enfance (Blanche Neige, La petite Sirène et Peau d’Ane) publié aux éditions 22PUBLICATIONS. 

Pour 476, Louise Duneton revisite les planches d’anatomie, dans lesquelles elle présente des collections d’organes et de bouts de corps humains, que l’on reconnaît, plus ou moins, au premier coup d’œil. 

(texte © Malina Cimino)


George(s)

George(s) est un dessinateur nantais. Il obtient son Master II en design (spécialité graphisme) à l'EDNA, à Nantes, dont les deux dernières années se déroulent à l'université de Shanghai Bàoshân. Il y a trois ans, il pose ses valises à Londres où il y officie d’abord en tant que directeur artistique puis choisit de faire de son métier sa première passion, le dessin.

Sujet à une infirmité légère, le daltonisme, qui au lieu de l’handicaper devient sa signature, George(s) s’affirme dans un univers plein d’humour en noir et blanc. Un style renforcé par son goût pour l’expérience : peinture, Posca, scotch, polystyrène, encre de Chine ou vieux rouleaux de peinture pour réaliser des aplats texturés sont autant d’outils qui lui permettent ce rendu singulier.

Avec humour, il sait manier le gif, le noir et blanc, et le petit détail qui fait mouche. Il travaille le motif subtil, léger, qui habille des personnages, à la croupe toujours moulée, qui prennent parfois une forme animale et se retrouvent régulièrement sur les murs de Brick Lane. Mais il sait aussi mettre son talent au service des autres avec par exemple son dernier projet en date: un cahier de coloriage pour les enfants réfugiés de Calais.
Depuis peu, il repousse les limites du noir et blanc en expérimentant le passage à la couleur autour de la vie d’une balle de ping-pong.

Pour la série Roches, 476 dévoile un autre aspect du travail du dessinateur. Avec, toujours, la touche d’humour qui fait l’identité de George(s) et un travail de recherche de texture.

(texte © Malina Cimino)


Thomas Hedger

Basé à Londres, Thomas Hedger est un dessinateur anglais diplômé en design graphique à la Central Saint Martins.

A ses débuts, il adopte un style quasi minimaliste : des silhouettes aux traits fins, aux formes géographiques et aux découpes habiles. Une sorte de nonchalance teintée d’humour semble émaner de ses dessins aux couleurs douceâtres.  
Dans un second temps, l’artiste se tourne vers des compositions avec beaucoup plus d’éléments et de couleurs qui deviennent éclatantes et sont ourlées par des traits épais. Thomas Hedger s’attache alors plus aux constructions architecturales au sein desquelles il nous fait perdre le sens des perspectives.
Un travail que l’on peut retrouver en 2016 dans la série Petrol Stations, où il rend hommage à l’esthétique des stations service. 

Cette simplicité, pourtant difficile à atteindre, plait, et pas à n’importe qui : Le New York Times, The Guardian, Urban Outfitters, Air Bnb, Conde Nast ou encore Harvard Business Review ont deja fait appel à ses services.

Pour 476, ce sont différentes séries du travail de Thomas Hedger qui sont explorées, au croisement de ses deux styles.

(texte © Malina Cimino)


Oriane Safré-Proust

Née en 1991, Oriane Safré-Proust étudie l’illustration et le graphisme, et obtient son diplôme en communication visuelle à la Haute Ecole d’Art et de Design (HEAD) de Genève.

Son parcours commence par la mode, elle crée alors ses propres vêtements : motifs et belles matières au rendez-vous, puis se tourne vers l’illustration. En 2015, elle s’installe à Paris, le dessin prend alors de plus en plus de place dans sa vie. Aujourd’hui dans ses dessins on peut retrouver son premier penchant, la mode, en observant ses motifs toujours plus variés et précis les uns que les autres. Oriane Safré-Proust s’attelle à dessiner la diversité, que ce soit celle de ses motifs ou celle des visages de ses personnages. Ses dessins aux traits fins livrent un paysage de la jeunesse qui fait la fête, qui s’aime, qui somnole, à deux ou en bande. Même si elle dessine principalement au stylo noir, blanc et bleu, l’illustratrice ne se refuse rien et se met peu à peu à rajouter de la couleur, par le biais de l’impression Riso.

Le style d’Oriane Safré-Proust ne s’arrête pas la. L’illustratrice a un fort attrait pour l’architecture et sait aussi donner un coté plus narratif à son travail. En 2014 elle réalisait son premier roman graphique : Errances en ville dortoir. Une histoire autour de la ville d’Annemasse et ses alentours, où elle a étudie pendant un temps. Par le biais de ses pérégrinations elle s’attelle à dissiper les stéréotypes qui entourent d’un coté la ville d’Annemasse mais aussi le concept de la ville dortoir. Un projet fait main et quasi autobiographique qui lui vaut de recevoir le Prix Caran d’Ache HEAD en 2014.

476 a pu jeter un coup d’œil aux nombreux carnets de croquis de la dessinatrice afin d’en sélectionner 3 planches.

(texte © Malina Cimino)